«

»

Fév
28

La lettre d’avertissement et la lettre de rappel à l’ordre

Chers Collègues,

Notre périmètre régional ALTRAN Sud-Ouest est de plus en plus soumis à des pressions venant soit de nos clients, soit du marché. Un aspect visible de ce phénomène est la marge opérationnelle ALTRAN Sud-Ouest qui s’érode. Toute l’équipe managériale, notamment les Directeurs Opérationnels, sont soumis à ces tensions.  On en retrouve l’impact par  exemple, sur vos rémunérations (i.e.  vos ‘’augmentations de salaires’’).   Mais ces pressions ont toujours du mal à s’évacuer. Ainsi une autre conséquence plus inquiétante et récemment apparue consiste à reporter le poids de cette pression sous forme de Lettre de Rappel à l’Ordre  ou  de Lettre d’Avertissement.

Vous nous sollicitez plus souvent à ce sujet.  Le nombre de lettres envoyées augmente. Mais ce qui nous frappe le plus, réside dans les motifs qui sont invoqués dans ce type de lettre.  Les reproches mentionnés dans ces courriers deviennent tellement généraux, qu’après lecture du courrier, un salarié ne sait pas précisément ce qu’il devrait prendre en compte pour s’améliorer.  Pour votre information sachez que l’on trouve des motifs de récrimination tels que  « manque d’assurance et d’implication »,  « mode de communication ne correspond pas »  ou encore  « la manière d’intervenir n’est pas adaptée ».  Tout cela fait de belles lettres écrites par nos Directeurs Opérationnels et qui sont adressées à vous, les consultants. Et vous, consultants, vous répondez à ces courriers (car IL FAUT répondre), et vous les adressez à votre tour à nos Directeurs Opérationnels.  Voilà un aspect de notre climat social actuel : s’écrire !

Nous avons trouvé un moyen de réguler notre stress : s’envoyer du courrier en RAR !   Voilà où nous en sommes ! 

Pourquoi  « les généralités »  dans des courriers d’Avertissement ou de Rappel à l’Ordre sont notoirement insuffisants ?

Parce que ces courriers doivent au contraire ne mentionner que des observations objectives, en liaison à des faits matériels pour permettre au salarié d’y associer des actions correctives.  C’est le rôle légal de tels courriers.

Parce que des griefs trop généraux (comme ceux donnés ci-dessus), relèvent plus de solutions comme de la formation adaptée, (par exemple, dans les techniques de communication), ou comme de la formation de soutien et d’accompagnement.

Mais alors on tombe devant un paradoxe : pourquoi en effet envoyer une lettre à son subordonné pour lui signifier qu’en fait il a besoin d’être formé ?

On ne peut que constater l’amorce d’une dérive.

Donc, chers collègues, si vous recevez de tels courriers, ne cédez pas à la panique, prenez le temps de :

  • décrypter le contenu de la lettre ;
  • préparer une réponse ;
  • le cas échéant, réclamer une clarification factuelle sur ce qui vous est reproché concrètement.   

 Prenez avis et conseil auprès d’un de vos Délégués Syndicaux. Nous sommes là pour ça.

Trop souvent vous nous sollicitez trop tard, à un moment qui ne nous permet quasiment plus de vous aider efficacement. N’hésitez pas au contraire à venir nous voir au plus tôt à un moment où nous pouvons encore avoir une réelle plus-value, à un moment où nous avons le sentiment d’avoir une réelle utilité pour vous.

Contactez-nous !

 

Devenez acteur de vos conditions de travail présentez-vous sur une liste CFDT

Notre adresse :  cfdt-altran@laposte.net

Notre site internet :  www.cfdt-altran.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser les balises HTML suivantes : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

*